Collections

Que se cache-t-il dans nos réserves ?

 

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Depuis le 14 juillet 2014, l’exposition virtuelle Habiles habillements propose de découvrir des pièces qui ont fait l’objet d’expositions temporaires phares réalisées et présentées, au fil des ans, au musée même ou hors ses murs. Elle permet une plongée au cœur des collections et de leur diversité mais aussi dans les symboliques plus personnelles liées aux textiles et, par ricochet, aux vêtements dans les sociétés.

 

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Vêtements occidentaux : 1850 – 1900

Les collections du Musée de la mode sont composées de plus de 7 500 vêtements et accessoires. Impressionnante par la variété de styles qu’elle renferme, elle témoigne des grands courants de la mode au Québec depuis la première moitié du XIXe siècle jusqu’à l’époque actuelle.

 

 

Vêtements occidentaux : 1900 – 1930

Vêtements occidentaux : 1930 – 1950

 

Vêtements occidentaux : 1950 – 1970

 

Vêtements occidentaux : 1970 – 1990

Vêtements d’enfants

Les vêtements de bébés et d’enfants ne sont pas en reste au Musée de la mode qui en possède près de 450. Robes et manteaux de baptême, pyjamas, tenues élégantes pour petites fées et princes d’un jour, ces vêtements racontent, à leur manière, le quotidien et les grandes occasions des petits à travers les coutumes et usages d’une époque révolue.

Vêtements du monde

 

Depuis quelques années, le Musée de la mode élargit sa collection en y ajoutant des vêtements de cultures et de pays éloignés.

La collection Zhang, généreusement offerte par madame Zhimei Zhang en 2006, constitue une acquisition majeure pour le Musée puisqu’il s’agit de l’une des plus importantes collections d’art textile chinois au Canada. Elle comprend plus de 800 objets, surtout des vêtements brodés et des accessoires (chapeaux, souliers, dudou, pochettes et étuis) datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Présentée pour la première fois au public en 2007, la collection Zhang a fait l’objet d’une publication intitulée Splendeur du quotidien – Accessoires et vêtements chinois des IXe et XXe siècles.

À cette collection sont venues s’ajouter d’autres pièces d’origine chinoise provenant de dons de madame Beatrice Pearson ainsi que de la succession Yvette Raiche. Une centaine de vêtements de diverses régions du monde complètent le fonds international.

L’acquisition de la collection Zhang constitue un pas majeur dans le développement et l’orientation future du Musée de la mode. Par sa richesse et son importance, elle donne au Musée une crédibilité accrue sur le plan international, facilite ses échanges avec les institutions muséales et favorise le dialogue avec les donateurs potentiels.

Dons

Le Musée de la mode reçoit régulièrement des dons qui enrichissent sa collection. Ces vêtements et accessoires témoignent de l’histoire du Québec de même que de l’héritage textile des différentes cultures du monde.

Vous aimeriez faire un don?
Rien de plus simple. Faites-nous parvenir par courriel des photos accompagnées de descriptions et de renseignements pertinents pour chacune des pièces proposées : nom du propriétaire initial du vêtement ou de l’accessoire, nom de l’artisan ou du couturier, petite histoire reliée à la pièce proposée.

Le Musée de la mode évaluera l’état de conservation de l’objet et vérifiera si des exemplaires similaires se trouvent déjà dans son fonds. Les articles retenus seront alors soumis pour approbation finale au comité d’acquisition.

Un reçu pour fins fiscales, reflétant la juste valeur marchande du don, sera remis aux donateurs qui en feront la demande.

Le musée se réserve le droit de refuser les dons.

Toutes les acquisitions du musée sont à titre gratuit.

Conservation des textiles

Que faire de la robe de mariée de grand-maman ou du bonnet de baptême de grand-père? Transmis de génération en génération, ces objets de notre patrimoine, oubliés au grenier ou au fond du placard, s’altèrent tristement en attendant que l’on se souvienne d’eux.
La préservation de ces précieux morceaux de notre histoire est un casse-tête pour nombre de personnes. Voici quelques conseils pratiques qui en faciliteront la bonne conservation, le nettoyage, la manutention, l’entreposage et l’exposition.

Environnement

Les textiles sont très sensibles à l’environnement. De nombreux facteurs peuvent accélérer leur détérioration durant l’entreposage ou l’exposition. Il est donc essentiel de prêter une attention particulière aux conditions qui prévalent dans le milieu de conservation. Voici trois des plus grands ennemis naturels du textile :

– La chaleur et l’humidité; elles affaiblissent les fibres et favorisent la moisissure.
– La lumière; trop intense et continue, elle décolore les tissus et en accélère la dégradation.
– Les insectes et les rongeurs; leur action nuisible cause aux fibres des dommages irrémédiables.

Il est primordial de privilégier un endroit sec, propre et aéré où la température est relativement stable.

Nettoyage

Procéder au nettoyage des textiles seulement en cas de nécessité et si l’état de conservation le permet. Un nettoyage inopportun peut causer un tort irréparable.
Textiles anciens ou récents exigent des techniques de nettoyage différentes. Les tissus anciens, très fragiles, nécessitent généralement l’expertise d’un spécialiste. Il est donc déconseillé de les nettoyer soi-même.

Marche à suivre

– Examiner l’état de la pièce avant de procéder au nettoyage. Vérifier la stabilité des couleurs pour éviter la décoloration. S’assurer que les fibres et les coutures sont suffisamment résistantes. Tenir compte du risque potentiel de déformation.
– Lorsque l’état du textile est satisfaisant, évaluer s’il est préférable d’opter pour un nettoyage à sec ou un lavage à la main à l’eau et au savon doux.
– Avant de procéder au nettoyage, se laver les mains pour éliminer toute trace de gras. Retirer bagues et bracelets pour ne pas abîmer les fibres. Prévenir les accidents fâcheux en évitant de boire ou de manger pendant l’opération.
– Il est possible d’effectuer un nettoyage manuel dit « mécanique » sur les tissus fragilisés ou dégradés. Pour ce faire, utiliser un pinceau à poils souples et un aspirateur à main de faible puissance ou un aspirateur de clavier d’ordinateur. Couvrir le textile de toile de fibre de verre (moustiquaire) pour éviter que des parcelles de tissu ne soient arrachées par l’aspirateur et faire circuler l’aspirateur sur la surface du tissu afin d’enlever la poussière.

Entreposage

Entreposer les textiles dans un endroit propre et sec à l’abri de la poussière et de la lumière. Caves et greniers sont  déconseillés, car ils sont souvent poussiéreux et humides et présentent des risques d’infiltration d’eau favorisant la prolifération d’insectes et de moisissures.

– Ranger à plat dans des boîtes de carton non acide ou  de polyéthylène (plastique) et envelopper de papier de soie non acide ou de coton non blanchi.  Pour éviter l’altération des tissus, emballer chaque pièce séparément.
– Doubler les tissus grand format de papier de soie non acide avant de les rouler.
– Suspendre les vêtements sur des cintres de plastique ou des cintres rembourrés.
– Éviter les placards et les coffres de cèdre dont le taux élevé d’acidité risque d’endommager et de jaunir les tissus.
– Conserver les textiles dans un endroit fermé à l’abri de la poussière et de la lumière.
– Couvrir les vêtements d’une housse de coton non blanchi.
– Empêcher la déformation des chapeaux en les bourrant de papier de soie non acide.

Exposition

Certains textiles sont de véritables œuvres d’art qui donnent à la maison cachet et style.  Les exposer n’est pourtant pas sans risques et certaines précautions s’imposent :

– Éviter de placer l’objet devant une fenêtre ou  près d’une source directe de lumière. Celle-ci affaiblit les fibres et décolore le tissu. Réduire la luminosité en fermant stores et rideaux.
– Limiter la période d’exposition à six mois aux cinq ans afin de réduire la détérioration du textile par la lumière

En résumé:

  • Écarter les boules à mites, néfastes pour la santé.
  • Envelopper les objets dans du papier de soie blanc non acide; les papiers de couleur se décolorent facilement à l’humidité et laissent des taches indélébiles.
  • Protéger de la poussière et de la lumière.
  • Ranger dans un endroit propre, frais et sec.
  • Éviter les cintres de métal qui peuvent laisser des traces de rouille.
  • Dépoussiérer régulièrement à l’aide d’un aspirateur à main de faible puissance.

Bibliographie :

Site Internet du Centre de conservation du Québec (CCQ)

Site Internet du Textile Museum of Canada